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Avec Monluc et Montaigne, le guerrier et le philosophe, ce livre invite à revivre,de Marignan à l’avènement d’Henri IV, une époque intense et douloureuse, où le destin de la France se jouait en Aquitaine : le XVIème siècle. La France, débarrassée des Anglais à Castillon, s’est lancée à son tour dans les conquêtes, en Italie. Les exploits de ses capitaines, au premier rang desquels les Gascons, enflamment les imaginations. Mais un autre combat se profile bientôt : la Réforme veut changer la base même de la société, la religion. Les idées nouvelles suscitent une large adhésion en Aquitaine et leurs propagateurs menacés à Paris trouvent refuge à Nérac, auprès des rois de Navarre. Quand éclatent les guerres de religion, on peut se demander si l’unité française encore fraîche résistera au déchaînement de la violence. Tandis que les princes des deux camps mènent leurs guerres fratricides, deux Gascons, aux destins bien différents, distants de plus d’une génération mais dont les routes se sont parfois croisées, vont, chacun à sa manière, oeuvrer à la même tâche :face aux rebelles de tous bords, garder l’Aquitaine au roi de France. Blaise de Monluc (1500-1577), venu au monde avec le siècle, issu de hobereaux pauvres des bords de la Garonne, s’est illustré dans les guerres d’Italie, jouant un rôle décisif à Cérisoles, la dernière grande victoire des armées de François Ier sur celles de Charles-Quint, défendant héroïquement contre les Impériaux Sienne dont l’a nommé gouverneur Henri II, son « bon maître ».Quand la France s’embrase, Catherine de Médicis en fait le lieutenant du roi en Aquitaine. Il y pratique une répression impitoyable, qui laisse des traces durables. Accusé de prévarication par ses ennemis, il se défend en racontant dans ses Commentaires toute une vie consacrée au service de son souverain. Il meurt maréchal de France, alors que les conférences de Bergerac ouvrent de timides espoirs de paix, bientôt déçus. |